Faire taire la maladie ou favoriser la santé?

En naturopathie, j’apprends à rechercher la cause d’une maladie. Plutôt que d’uniquement supprimer un symptôme, je recherche ce qui déclenche ce symptôme en prenant en compte la réaction des systèmes d’organes et le mode de vie de la personne qui cherche à aller mieux. Je pars donc à la recherche d’indices émis par le corps et par des habitudes. Je me base sur des symptômes désagréables pour définir une stratégie thérapeutique.
Je me rends aussi compte que la naturopathie ne m’apprend pas seulement à regarder ce qui va mal dans le corps. Cette discipline me pousse également à m’attarder sur les conditions qui créent la santé. Plutôt que faire taire la maladie, je cherche à comprendre ce qui favorise la santé.
Vous penserez peut-être que je joue avec les mots, mais les mots guident nos représentations et la construction de nos pratiques.
Je dirais que l’étude et la pratique de la naturopathie sont basées sur un système de santé plutôt que sur un système de maladie. La stratégie thérapeutique qui en résulte ne se limite pas à éliminer le symptôme désagréable mais aussi à accompagner le corps sur un chemin de santé.
Aaron Antonovsky qui a fondé la théorie de la salutogenèse utilise cet angle d’approche : s’intéresser à comment est créée la santé. Prenons une ligne continue qui nous mène d’un côté vers la maladie et d’un autre côté vers la santé. La naturopathie met l’accent sur les ressources et les conditions qui favorisent la santé. La conception du corps et les thérapies proposées seront différentes et complémentaires de ce qui est habituel dans un système qui prend en charge des maladies.
Dans un système de pathogenèse, ce sont les facteurs de risques et les conditions de mauvaise santé qui sont étudiées afin de prodiguer des soins et de prévenir les maladies.
Dans une perspective de salutogenèse, ce sont les ressources et les conditions de bonne santé qui sont identifiées afin de construire un modèle de promotion de la santé.
De cette prise de conscience découlent une multitude d’interrogations. Je vous en partage quelques-unes :
– Quels seraient les bénéfices d’une société basée sur la promotion de la santé?
– Comment évolueraient les individus dans un système qui vise à trouver et à maintenir la santé?
– Est-ce que c’est plus agréable de nous projeter sur une échelle de la santé ou sur une échelle de la maladie?
– Pourquoi on attend d’être malade pour prendre soin de nous?
– La personne malade n’est-elle que malade?
– Est-il possible de se sentir en bonne santé avec une maladie?
– Comment ramener la santé dans la maladie?
Pour approfondir le sujet de la salutogenèse et comprendre comment ce concept peut favoriser votre santé, l’office cantonal de la santé du canton de Genève a publié un joli document ici.
Si cette approche vous parle, un accompagnement en naturopathie pourra sans doute vous soutenir. Je me réjouis de vous accompagner avec cette merveilleuse pratique !
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Une réponse
Belle approche positive de la recherche des symptômes.
J’abonde totalement dans ce sens qui, d’une certaine façon, s’apparente au principe MKB: en quoi est-ce une solution pour mon cerveau de déclencher telle maladie?
Bravo 😃